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L’ASJC, qui n’est peut-être pas une association professionnelle au sens classique du mot, se propose de sauvegarder les intérêts de ses membres qui sont au nombre d’une centaine. Pour eux, le travail pratique dans le leur domaine est tout aussi important que le maintient d’une culture vivante du cinéma. Beaucoup d’entre eux adhèrent également à une des deux associations professionnelles des journalistes ou au Syndicat des médias.

L’ASJC prend part aux débats sur la politique culturelle au sein de la branche cinématographique et essaie de protéger les intérêts du cinéma dans le domaine des médias, qu’ils soient d’ordre artistique et politique ou qu’ils touchent à la politique des médias.

Dans le cadre du Festival International du Film de Locarno, l’ASJC organise la Semaine de la critique, une section indépendante qui présente des documentaires proches à la fiction.

Dans un paysage médiatique où s’effacent de plus en plus les différences entre la critique du cinéma (proprement dite), le journalisme culturel et les relations publiques commercialement orchestrées, nos membres remettent en question régulièrement leur propre travail et les conditions dans lesquelles il s’accomplit. Pour ce faire, ils restent en contact direct avec les distributeurs, producteurs et auteurs, loin donc de se limiter à de simples échanges d’opinions.

Les critiques sont sans doute des individualistes souvent vaniteux et jaloux, coincés sur une scène très étroite. Mais ils finissent toujours par se réconcilier à travers leur amour commun pour le cinéma. L’ASJC se propose de garantir un certain minimum de structures pour que cette base commune puisse être maintenue.

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